Pleurer dans les petits pains à hot-dog

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Est-ce qu’il vous prend parfois d’envier les animaux, les plantes ou même les roches ? Pas pour leur magnificence, mais plutôt parce qu’ils ne sont pas pogné à se poser des colles existentielles du genre « qui suis-je, où vais-je, quel est mon NIP ? » On est sans relâche en remise en question donc rien de plus démoralisant que de côtoyer du monde qui sourit béatement en nous rappelant qu’ils sont arrivés à destination #gratitude. Pour les autres, c’est d’autant plus rushant de s’épanouir lorsque chaque décision est soupesée, mûrement réfléchie et balayée du revers de la main comme qu’on a trop la chienne d’agir. On se retrouve ainsi à Pleurer dans les petits pains à hot-dog.

Pleurer dans les petits pains à hot-dog, Nouvelle adresse, 2025

Ça ne remplace peut-être pas un kleenex, mais ça fait quand même du bien à Valérie de s’abandonner au désarroi lié à sa récente démission. Eh oui, elle a fait le move que plusieurs parmi nous souhaitent secrètement mettre à exécution. Pas pire pour quelqu’un qui tergiverse à tout bout de champ. Ça fait 20 ans qu’elle travaille comme graphiste dans une entreprise qui fabrique des souvenirs funéraires. Ce n’était pas prévu dans son plan de carrière lorsqu’elle s’y est présentée toute pimpante, son diplôme fraîchement en main. Quand un emploi alimentaire remplit le frigo, mais ne nous nourrit pas, on finit par avoir la dalle et on se fait la malle. Le plus tough, c’est de voir les collègues se succéder et prendre la sortie à la première occasion. On ne connaîtra pas leur trajectoire malgré le fait qu’on s’est promis de garder contact. Le Rubicon franchi, il ne reste qu’à passer de la parole aux actes. Tout ça, c’est bien beau, mais c’est quoi le plan ? Dans le cas qui nous intéresse, on rédige une demande de subvention et on espère très fort que le projet soit retenu.

Pleurer dans les petits pains à hot-dog, Nouvelle adresse, 2025

La — encore — jeune femme a plus d’une corde à son arc ; elle fait de la BD en plus de concevoir des signets commémoratifs. On entend déjà les langues sales dirent qu’elle est de folle de se lancer à son compte dans un domaine qui rapporte des peanuts, mais on ne peut empêcher un cœur d’aimer. La voilà donc à concentrer toutes ses énergies à la réalisation de sa première œuvre. C’est mieux d’être un hit parce que sinon ça va mal aller à la shop. Heureusement que son chum est là pour la rassurer — lui et Andre Agassi ?

Pleurer dans les petits pains à hot-dog, Nouvelle adresse, 2025

Après le succès de son premier livre-spoiler alert— Valérie Boivin nous refait le coup avec ce petit paquet moelleux d’anecdotes prêt à être englouti tel un chien-chaud tout garni. Du réconfort comme on l’aime. C’est tant universel que l’on ne peut que s’identifier dès la première bouchée. Elle a trouvé un filon qu’elle continue de creuser pour en déterrer des pépites de sagesse et d’introspection. Un travail vulnérabilisant qui fait vraiment œuvre utile. Ça vaut presque une séance chez le psy ! En tout cas, ça remue des affaires et valide des comportements. Tout un joyeux festin. À dévorer.

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