Balboa | Touche à mon chien et meurs

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Avertissement : L’auteur de ce texte est un gros geek et s’excuse pour toutes les références abscondes qui trahissent son âge.

Chaleur, surf, beuh. Quoi demander de mieux pour une année sabbatique passée dans son pick-up sur la plage. Ajoutez un canin dans le lot et vous êtes au paradis raté qu’est Balboa : « Une lame de fond dans une mer d’huile. »  Le ressac y laisse s’échouer les rebuts de la société qui arpentent les trottoirs de la mégapole à la recherche de leur prochain fix. Un endroit où le luxe et le stupre font bon ménage ; une ville sortie de l’imaginaire de Yann Joseph qui nous plonge dans un univers où l’on doit se faire justice à l’aide de ses poings et à grands coups d’explosions.  

Balboa, Front Froid, 2021

Mookie a disparu. C’est le fidèle compagnon de Cruz, étudiante qui a troqué les livres pour une planche le temps de se remettre sur pattes suite au décès tragique de son père. Ce chien est la dernière trace de son passage et voilà qu’il vient d’être enlevé par des brutes épaisses ayant un vague air de parenté avec Abobo — montagne de muscle décérébrée de la série Double Dragon.

Double Dragon : Billy et Jimmy VS Abobo

Mode vengeance activé ! 

On brise des crânes et on pose les questions après…

À l’aide de son acolyte de la fumette, elle traque les indices qui la conduiront à l’animal convoité. C’est finalement grâce à Dieu — ou plutôt GOꓷ — qu’elle suivra la piste d’une organisation destinée à mener le monde vers le chaos avant d’instaurer sa propre loi : celle du plus fort. Cette drogue en aérosol fait partie de son arsenal pour asservir les esprits faibles et malléables afin qu’ils deviennent des soldats de bas niveau (comme le clan de la savate dans TMNT).

Balboa, Front Froid, 2021

Mookie n’est qu’une autre pièce du casse-tête à qui on réserve un sort peu enviable. Bien qu’amochés, c’est avec l’énergie du désespoir que nos anti héros se transforment en super saiyans et explosent tous ceux qui se trouvent sur leur passage — Fist of the North Star style.

Fist of the North Star

Le tout se termine avec un combat ultime contre le dernier boss comme dans toute bonne franchise : qu’elle soit de jeu vidéo ou cinématographique. Le suspense est à son comble, nos mains sont moites et le souffle haletant. On souhaite tous une mort grandiose — en slow motion de préférence. Maintenant la ville peut dormir tranquille jusqu’aux frasques du prochain psychopathe en puissance. Le mal renaît toujours de ses cendres. C’est un inévitable fléau qui revient comme les vagues de Panama Beach qui borde Balboa. 

Comme une reprise télé d’un bon nanar des années 80, on n’échappe pas aux clichés et aux stéréotypes, mais ils ont le mérite d’être assumés. L’auteur nous offre ici un pastiche ou plutôt un hommage à cette époque bénie des films d’action où on ne se cassait pas la tête — on brisait des nuques ! — avec des scénarios sophistiqués. La carte de la nostalgie est jouée à fond et cela marche à merveille. On en vient même à halluciner une trame sonore et ça, c’est un excellent signe. Nous attendons tous Paws of fury : La revanche de Mookie avec impatience.

Balboa, Front Froid, 2021

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