Maya contre la malédiction du centre d’achat

Written by:

Qu’est-ce que vous faites quand vous vous ennuyez ? Essayez-vous de combler un vide existentiel en achetant des cossins que Pierre-Yves McSween condamnerait ? Il fut une époque pas si lointaine où nous devions nous déplacer physiquement pour faire du lèche-vitrine. C’était une oasis dans un désert d’activités pour ados avant qu’ils n’aient le nez perpétuellement fourré dans leur téléphone — ok boomer. C’est peut-être plus safe de même parce que ça a l’air de brasser pas mal dans les malls de banlieue. Il paraît même qu’il faut parfois s’y battre comme Maya contre la malédiction du centre d’achat

Maya contre la malédiction du centre d’achat, Pow Pow, 2024

Y’a tu quelque chose de plus plate qu’une job étudiante mal payée dans un endroit déprimant ? C’est encore pire dans le service à la clientèle où on doit composer avec des êtres humains abjects tout en gardant le sourire. À moins d’avoir des atomes crochus avec ses coéquipiers, le shift va être long. Maya en sait quelque chose, elle qui pitonne sur la caisse d’un comptoir postal pour des clopinettes et les biscuits de Madame Christine. Par un petit vendredi prévisible et morne, son close est perturbé par une horde de monstres/zombies apparus de nowhere pour la tourmenter, elle et son crew. Dans la panique et la confusion générale, le temps s’est arrêté. Ils sont coupés du monde extérieur alors que le cauchemar s’intensifie. Prisonniers, ils ont vite fait de se barricader. D’où sortent ces entités maléfiques prêtes à leur arracher la face et comment sont-elles arrivées jusqu’ici ? Il va falloir se rendre à l’évidence : personne ne va se pointer pour les sauver et ils devront se démerder avec les moyens du bord. Dans ce cas-ci, c’est de se fabriquer des armes avec la crap du magasin à un dollar dans le but d’atteindre le char du concierge. Ça va prendre plus qu’un lighter à barbecue pis une moppe pour en venir à bout. Bonne chance la gang !

Maya contre la malédiction du centre d’achat, Pow Pow, 2024

Ouin… on va devoir passer au plan B parce que les résultats sont mitigés et les problèmes décuplés. Ça veut dire combattre le feu par le feu ou plutôt la magie par la magie. On ne se le cachera pas, il faut vraiment être un gros laid pour invoquer des bibittes maléfiques. Et qui parle de méga douche pense tout de suite à l’ex de Maya. C’est sûr qu’il a quelque chose à voir là-dedans. Des explications s’imposent avant qu’on l’explose. Il suffit parfois qu’on vous pousse dans la bonne direction pour remédier à une situation inextricable.

Maya contre la malédiction du centre d’achat, Pow Pow, 2024

C’est grâce à son sens du timing et de la répartie que Sophie Bédard nous attrape par le collet pour nous envoyer valser dans le décor. Elle a su donner sa twist à un genre cinématographique — apocalypse zombie — en le transposant en BD sans en perdre l’essence. Tous les ingrédients sont là : action, humour… amour ? On y explore également des thèmes qui lui sont chers comme la sororité et les balbutiements de la vie adulte tout en défonçant des crânes. Aussi satisfaisant qu’une KitKat achetée avant que les portes ne ferment.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Latest Articles

Previous:
Next: