page couverture Frenchkiss 1986

Tag BBQ et Mr.Freeze

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Je m’excuse à mes lecteurs outre-Atlantique, mais ce billet est truffé de références à la culture populaire québécoise des années 80. Il y a indéniablement un vent de nostalgie qui souffle, mais cet engouement pour les Eighties dépasse l’entendement. Je ne suis ni sociologue ni anthropologue alors je ne me risque pas à émettre d’hypothèse. La seule explication logique : les créateurs et artistes qui ont la cote en ce moment sont eux-mêmes issus de cette époque. Une chose est certaine, aucune décennie n’a autant polarisé les opinions ; on a soit adoré ou détesté la mode du fluo et des toupets pleins de spray net (québécisme dont voici un exemple probant)

Ayant moi-même passé les années 80 à jouer à He-Man (Musclor) et aux G.I. Joe, je crois être la personne toute désignée pour vous guider à travers les méandres de mon enfance.

Tout d’abord, comme point d’entrée, Frenchkiss 1986, bande dessinée de Michel Falardeau. Comme le titre l’indique, l’histoire se déroule pendant l’été 1986 dans une petite bourgade en périphérie de la ville de Québec. On y fait la rencontre de bandes rivales de pirates se disputant, parfois violemment, leurs butins. Bien sûr, tout ça demeure des enfantillages et les foires d’empoigne se terminent dans la rigolade et peut-être même… l’amour ?

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©Glénat Québec 2012 Falardeau, Michel

Les références aux années 80 sont manifestes ; c’est le paradis des joueurs de Trivial Pursuit. Que ce soit une chanson de Twisted Sister massacrée ou un tee-shirt d’Alf l’extraterrestre, il faut rester à l’affût, car elles sont partout ; l’immersion est totale.

Par contre, cet hybride entre les Goonies et La guerre des tuques me laisse un peu sur mon appétit. Je veux bien croire que l’auteur est nostalgique de cette époque qui l’a vu grandir, mais nous ne sommes pas dupes môssieur ! Hommage ou paresse ? Jugez-en par vous-mêmes.

Synopsis des Goonies

Avec son frère aîné et ses copains les Goonies –  Bagou le bavard, Choco  le gourmand maladroit et Data bardé d’inventions ratées – l’asthmatique Mikey est triste de vivre leur dernière journée dans leur agréable ville d’Astoria. En effet, le lendemain, leur lotissement sera saisi pour la création d’un golf. Dès que Mme Walsh , mère de Brand et »Mikey, et Rosalita , la nouvelle femme de ménage espagnole, sont parties, les gamins fouillent le grenier empli de choses anciennes stockées par M. Walsh. Découvrant la carte au trésor du légendaire pirate Willie le Borgne, ils décident de le retrouver, dans l’espoir fou de trouver suffisamment pour racheter leurs maisons.

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©Glénat Québec 2012 Falardeau, Michel

Synopsis de La guerre des tuques

Sophie et sa petite soeur Lucie emménagent dans un nouveau village où les garçons semblent être majoritaires. De son côté, Luc vit tranquille, mais porte en lui une grande peine après le décès de son père. Alors que l’école fait relâche pour deux semaines, Luc et ses amis décident d’organiser une guerre de neige. Un fort sera construit et il doit y avoir deux équipes. Mais personne ne souhaite être dans l’autre équipe, jusqu’à ce qu’un incident fâcheux incite la nouvelle venue, Sophie, à s’impliquer jusqu’à devenir chef de l’équipe adverse. Quel clan l’emportera? La guerre est à finir et les coups bas voire les conséquences funestes ne peuvent être évités.

J’ai l’impression qu’on se moque de moi, d’avoir jeté mon argent par la fenêtre en achetant cette BD qui sent le réchauffé.

Bon d’accord, effaçons l’ardoise et repartons à zéro. Je me glisse dans la peau d’une personne n’ayant jamais entendu parler de ces deux films. Je me dois d’avouer que l’histoire est captivante, les personnages attachants et le graphisme d’une grande qualité. Nous sommes ici en présence d’un bédéiste en pleine possession de ses moyens et cernant bien son sujet.

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©Glénat Québec 2012 Falardeau, Michel

L’enfance et la nostalgie qui s’y rattache demeurent un thème universel et intemporel. Elle nous ramène à une époque où les aléas de la vie ne peuvent nous atteindre. Je vous évite tous les clichés éculés, mais il n’en demeure pas moins que nous tentons d’y retourner par tous les moyens. Paradoxalement, lorsqu’on est petit, on rêve de devenir grand ; ainsi est faite la nature.

Si jeunesse savait et vieillesse pouvait!

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