Sang d’encre

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Sticks and stones will break my bones, but words will never harm me. 

Nous n’avons pas vraiment d’équivalent en français sauf peut-être laisser couler comme de l’eau sur le dos d’un canard. Dire des mots méchants et les penser c’est une chose mais dire des paroles assassines et passer à l’acte, alors là on passe au niveau supérieur. Il existe des diactlètes diaboliques, des incantations maléfiques et autres bagous promettant de causer la perte de votre ennemi juré. Plusieurs crient à la supercherie. D’autres y croient en cachette mais ont probablement honte de revêtir l’acoutrement new age.

Changement de sujet, avez-vous déjà vu quelqu’un se faire dépesser? Moi oui, deux fois.

Nice!

et maintenant ceci

Le couperet – Mécanique générale, 2017

Et tout ça à coups d’armes métaphoriques, man!

Ces images sont tirées de la dernière œuvre de Philippe Girard, Le couperetC’est aussi le nom d’un restaurant où on y sert des plats qui ne manquent pas de piquant.


Le couperet – Mécanique générale, 2017

Et au-dessus de cet établissement qui ne vaut pas des clous se concertent dans un salon d’éminents savants. Un cas extrêmement bizarre leur a été rapporté par un de leurs confrères ; un calepin trouvé sur le trottoir. Une histoire sans queue ni tête.


Le couperet – Mécanique générale, 2017

Je ne vous en dis pas plus de peur de gâcher votre plaisir. Sachez simplement que vous serez dérouté, un peu confus et plein de questions, comme:

Pourquoi le moineau?

Le couperet – Mécanique générale, 2017

Dans une atmosphère de film noir, le bédéiste nous révèle un plat à la fois, le funeste destin d’un quidam qui aurait mieux fait de tenir sa langue. La scène finale est non sans rappeler le cinéma de David Lynch. Girard s’est d’ailleurs amusé à dissimuler des références à l’art contemporain à travers ses planches.

Rêve onirique ou delirium tremens, on peut dire que Philippe Girard s’est une fois de plus renouvelé. L’auteur qui a plus d’une vingtaine d’albums à son actif sait garder son public en haleine. Dans un maelstrom de folie créatrice, il nous fait nager en plein cauchemar éveillé.


Le couperet des mots tombe bien vite sur la tête de celui qui les prononce.

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